Interro ratée.
Je rentre chez moi, pousse la porte. Je ne sonne même plus, on ne me répondait pas. Noisette se frotte contre mes jambes, et manque de me faire tomber. Mes muscles, ankylosés par le froid, me poussent à m'affaler sur mon lit, rare lieu de réconfort qui m'acueille. La pluie, impertinente, continue à marteller violemment le verre des vitres. Un bateau-mouche passe sous ma fenêtre. Un vieil homme joue de l'acordéon, en espérant recevoir une pièce, ou deux. Peine perdue: les rues sont désertes. Pensée inévitable pour lui.
Je me relève, j'ouvre mon sac et mon livre de maths. Encore des exercices. Hâte de passer en L. Hâte de ne plus avoir à subir le sourcil froncé du professeur, hâte d'en finir avec ces leçons où l'élève, derrière les barreaux, attend sa peine. Je regarde ces chiffres incompréhensibles: pire que le vocabulaire. thalès se doutait-il, en faisant ses calculs, que des générations d'enfants immaculés griffoneraient des feuilles entières afin de comprendre son théorème qui, pourtant est "niveau quatrième hein!".
Non, certainement pas.
Mais dans un sourire sadique, on peut peut-être déceler une pointe d'incompréhension: ce professeur ne comprend-t-il pas la peine que j'ai à comprendre? Ne voit-il pas que je sue, corps et âme, à dénicher une foutue parallèle? Non, il ne le voit pas.
Je referme le livre des tortures.
J'abandonne, encore une fois.
Je rentre chez moi, pousse la porte. Je ne sonne même plus, on ne me répondait pas. Noisette se frotte contre mes jambes, et manque de me faire tomber. Mes muscles, ankylosés par le froid, me poussent à m'affaler sur mon lit, rare lieu de réconfort qui m'acueille. La pluie, impertinente, continue à marteller violemment le verre des vitres. Un bateau-mouche passe sous ma fenêtre. Un vieil homme joue de l'acordéon, en espérant recevoir une pièce, ou deux. Peine perdue: les rues sont désertes. Pensée inévitable pour lui.
Je me relève, j'ouvre mon sac et mon livre de maths. Encore des exercices. Hâte de passer en L. Hâte de ne plus avoir à subir le sourcil froncé du professeur, hâte d'en finir avec ces leçons où l'élève, derrière les barreaux, attend sa peine. Je regarde ces chiffres incompréhensibles: pire que le vocabulaire. thalès se doutait-il, en faisant ses calculs, que des générations d'enfants immaculés griffoneraient des feuilles entières afin de comprendre son théorème qui, pourtant est "niveau quatrième hein!".
Non, certainement pas.
Mais dans un sourire sadique, on peut peut-être déceler une pointe d'incompréhension: ce professeur ne comprend-t-il pas la peine que j'ai à comprendre? Ne voit-il pas que je sue, corps et âme, à dénicher une foutue parallèle? Non, il ne le voit pas.
Je referme le livre des tortures.
J'abandonne, encore une fois.
